Le cours du Brent au 3 juin 2019 : 55,70 euros

Le cours du Brent au 3 juin 2019 : 55,70 euros

Posté le 04 Juin 2019

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En mai, le cours du pétrole fait ce qu’il lui plaît et joue au yo-yo. Entre l’augmentation des réserves de pétrole aux États-Unis, la dégradation des relations sino-américaines, les tensions au Moyen-Orient et le rôle de l’Arabie Saoudite, il n’y a pas de stabilité.

Les réserves américaines en hausse

Les stocks de pétrole aux États-Unis ne cessent de monter depuis plusieurs semaines.

L’augmentation de ces stocks entraîne une baisse du prix du baril.

Les relations sino-américaines

Depuis janvier 2019, la Chine et les États-Unis négocient des accords commerciaux, afin de diminuer leurs droits de douane respectifs. En 2018, les deux pays ont enclenché une guerre commerciale à coups de hausse de droits de douane pour limiter les importations.

Face à l’enlisement des négociations, Donald Trump annonce une nouvelle augmentation des taxes à l’importation sur les produits chinois. Et la Chine réplique avec une hausse des taxes à l’importation sur les produits américains.

Cela provoque une chute des marchés financiers et donc du cours de pétrole.

Les tensions au Moyen-Orient

Depuis un an, les États-Unis sanctionnent Téhéran en interdisant l’importation du pétrole iranien.

De son côté, le pouvoir iranien annonce qu’il va cesser de respecter une partie de ses engagements sur le nucléaire, puisqu’il ne peut plus exporter d’or noir.

Informées par Israël d’une potentielle menace contre ses intérêts au Moyen-Orient, le gouvernement américain envoie des forces aéronavales pour parer à toutes menaces.

Dans le même temps, quatre navires commerciaux saoudiens, norvégiens et émiratis sont sabotés dans le Golfe persique. Ces actes de vandalisme sont imputés à l’Iran, qui, de son côté, réclame une enquête.

En outre, des drones armés attaquent deux stations de pompage en Arabie Saoudite. Des rebelles yéménites proches de l’Iran revendiquent ces attentats.

De telles tensions ne peuvent qu’inquiéter les marchés financiers et provoquer une hausse du prix du baril.

L’Arabie Saoudite alliée des Américains

Dans cette crise, l’Arabie Saoudite est solidaire des États-Unis face à l’Iran.

Signe de bonne volonté, elle diminue ses prix de vente du pétrole à l’exportation vers les États-Unis.

Cependant, l’Arabie Saoudite augmente le prix du baril à destination de l’Asie et de l’Europe.

Source : www.boursier.com